EXEMPLE DE MISE EN OEUVRE

Apport massif de matière organique sous forme de fumier pour la gestion alternative des bioagresseurs telluriques en cultures légumières


Aboutie
Dernière modification : 18/08/2020
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Photo du tunnel TM12, culture de melon en 2015 (Crédit photo : CTIFL)

 

Ce système de culture a été testé sur le site de la station expérimentale du CTIFL de Balandran, de 2012 à 2017, dans le cadre du projet GEDUBAT, projet portant sur les innovations techniques et variétales pour une gestion durable des bioagresseurs telluriques dans les systèmes maraîchers sous abris.

Le système testé s’inscrit dans la continuité d’un précédent projet intitulé « PraBioTel », qui visait à proposer des pratiques améliorantes pour la gestion des bioagresseurs telluriques en cultures légumières. A cela, s’ajoute aujourd’hui un objectif de réduction des produits phytosanitaires.

La rotation testée est basée sur une alternance de cucurbitacées en printemps-été (principalement du melon greffé) et de deux cultures de salades en automne-hiver. Ce système reste intensif et correspond à ce que l’on peut rencontrer chez des maraîchers de la région, avec la succession de deux salades par an.

 

Leviers testés

 

Principaux résultats et enseignements

Les apports de fumier maintiennent les populations de nématodes à un niveau très faible. dans ce système de culture. Par contre, l’indice de nécroses racinaires (INR) est en augmentation dans ce système intensif. Et depuis 2014, d’autres bioagresseurs telluriques apparaissent, notamment Rhizoctonia en progression sur salade provoquant des pourritures basales ainsi que d’autres espèces de nématodes

L’IFT tellurique reste faible chaque année et l’IFT chimique comprend surtout des traitements vis-à-vis des bioagresseurs aériens. En moyenne, les IFT chimiques ont été diminués de 65% par rapport à l’IFT du réseau FERME PACA pour la salade d’automne, de 52% pour la salade d’hiver et de 53% pour le melon 

Le rendement est satisfaisant pour le melon et plus variable pour les salades. C’est notamment le cas pour la salade d’automne, où le rendement est souvent insuffisant, ce qui s’explique par la courte durée de culture et une pression en bioagresseurs plus élevée due notamment à des conditions climatiques plus favorables (température, humidité).

Des pistes d’améliorations peuvent être proposées concernant la diversification des cultures de printemps\été. En effet la durabilité de ce système intensif et sans rotation se pose notamment vis-à-vis des champignons et des autres espèces de nématodes. Des connaissances restent à développer sur les effets à long terme entre apports de matières organiques et activités biologique du sol, notamment pour l’évolution des communautés de nématodes (phytoparasites et non phytoparasites) et des communautés de champignons-bactéries.

 

-> Plus d'infos dans la fiche Système de culture EXPE

 

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Contributeurs

18/08/2020
Le Bars Jordan - ACTA
charge-mission - jordan.le-bars@acta.asso.fr

23/05/2018
22/03/2018
Hélène Merianne - ACTA - Baziège (31450)
charge-mission - helene.merianne@acta.asso.fr