TECHNIQUE

Favoriser le développement de mycorhizes

Aboutie
Dernière modification : 30/01/2024
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Productions concernées

  • Cultures annuelles et pluriannuelles
  • Cultures pérennes
  • Céréales à paille
  • Grandes cultures légumineuses
  • Grandes cultures
  • Horticulture - Plante à parfum aromatique et médicinales
  • Cultures fourragères
  • Cultures légumières
  • Arboriculture et petits fruits
  • Vigne

Levier correspondant

Améliorer les propriétés du sol

Crédit : INRAE

Description de la technique

Les mycorhizes sont des associations symbiotiques que les racines de certaines cultures forment avec des champignons mycorhiziens. Il est possible d'aider le développement de ces mycorhizes afin de lutter contre le stress hydrique via (Les mycorhizes, des réseaux vivants au service des cultures ; 2017 ; INRA) :

  • L'inoculation de champignons mycorhiziens (obtenus dans le commerce ou de manière artisanale). 
  • La mise en place de pratiques culturales favorisant le développement de mycorhizes, comme la réduction des intrants chimiques de synthèse, la réduction du travail du sol et la mise en place de couverts végétaux.

Ressources disponibles

Mécanisme(s) d'action

Les résultats du projet Mycoagra ont pu mettre en évidence plusieurs intérêts des mycorhizes dans la lutte contre le stress hydrique (Les mycorhizes : des alliés dans l’alimentation et la protection des plantes ; 2020 ; Chambre d'agriculture de Dordogne) :

  • Les mycorhizes permettent une meilleure exploration du sol et donc une meilleure valorisation de l'eau disponible.
  • Les champignons mycorhiziens peuvent contrôler la synthèse d’une hormone végétale, l’acide abscissique (ABA), qui intervient dans la fermeture des stomates. Leur présence peut ainsi permettre de réduire la transpiration en situation de sécheresse.
  • Grâce à leur filaments et à la sécrétion de glomaline (une protéine agissant comme une colle stabilisant les agrégats du sol), ils favorisent une porosité permettant la rétention de l’eau dans le sol

 

Condition(s) d'efficacité

  • L'ensemble des espèces cultivées présentent une capacité d'association symbiotique avec des champignons mycorhiziens sauf les brassicacées (colza, moutarde...) et les chénopodiacées (betteraves) (Les mycorhizes, des réseaux vivants au service des cultures ; 2017 ; INRA).
  • Le potentiel de mycorhization est plus élevé pour certaines espèces comme pour les légumineuses, les alliacées et les graminées.
  • Le développement des mycorhizes est très dépendant des caractéristiques du microbiome du sol, c'est pourquoi les pratiques culturales peuvent avoir un impact fort sur le potentiel de mycorhization des cultures (Mycoagra ; 2019).

Limites(s)

Le potentiel agronomique des mycorhizes est un sujet d'étude plutôt récent, du temps de recherche et développement reste nécessaire afin de l'utiliser au mieux.

Evaluation de la technique

Délai de mise en place Ce critère évalue le pas de temps nécessaire à l’agriculteur/agricultrice pour mettre en place cette technique. ​Ce délai comprend à la fois le temps de réflexion nécessaire en amont de sa mise en place, et le temps de travail technique. . . . . . . . . . . . . . . . 1 : Moins de 1 an . . . . . . . . . 2 : Entre 1 et 3 ans . . . . . . . . 3 : Plus de 3 ans . . . . . . . . .
Coût Ce critère évalue le coût à la charge de l’agriculteur/agricultrice (éventuelles subventions déduites) pour la mise en œuvre et l’entretien de cette technique. Il comprend le temps de travail et l’investissement (intrants, matériels, etc.). . . . . . . . . . . . 1 : Faible . . . . . . . . . . . . . . . 2 : Modéré . . . . . . . . . . . . . . 3 : Elevé . . . . . . . . . . . .
Délai d'effet Ce critère évalue le pas de temps nécessaire pour que la technique améliore la résilience de l’exploitation (économique, agronomique, sociale, etc.). . . . . . . . . . . . . 1 : Moins de 1 an . . . . . . . . . 2 : Entre 1 et 3 ans . . . . . . . . 3 : Plus de 3 ans . . . . . . . . .
Effet sur l'atténuation Ce critère évalue la capacité de la technique à contribuer à l’atténuation du changement climatique à l’échelle de l’exploitation.​ Cet effet peut être neutre ou positif. L’atténuation s’entend par une réduction significative des émissions de GES (en priorité protoxyde d’azote, méthane et dioxyde de carbone) et/ou une augmentation du stockage de carbone.

Les techniques de cette fiche étant encore au stade de recherche, elles ne peuvent pas encore être évaluées de façon fiable.


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Contributeurs

30/01/2024
Elsa Galiano - ACTA - Pantin (93500)
charge-mission - elsa.galiano@acta.asso.fr