EXEMPLE DE MISE EN OEUVRE

Mise en place d'une stratégie PBI en culture d’Elæagnus hors-sol


En cours de rédaction
Dernière modification : 21/01/2020
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Dispositif expérimental (Crédit photo : ASTREDHOR Sud-Ouest - GIE Fleurs et Plantes)

 

Cet essai a été mené de 2016 à 2017 sur la station expérimentale ASTREDHOR Sud-Ouest GIE Fleurs et Plantes, dans le cadre du projet HORTIPEPI. Ce projet porte sur la mise au point d'itinéraires culturaux innovants pour réduire l'utilisation de produits phytosanitaires en production en pépinière hors-sol.

L’Elæagnus, aussi connu sous le nom de Chalef, est un arbuste de haie au feuillage persistant. Son importance économique est de taille puisqu’il est cultivé dans la plupart des pépinières ornementales françaises. Le psylle de l’Elæagnus, son principal bioagresseur, justifie la majorité des interventions. À ce titre, la PBI est employée sporadiquement sur les entreprises. Un auxiliaire, Anthocoris nemoralis se révèle pourtant efficace. Aussi, une analyse de l’impact d’une stratégie PBI sur les critères de performance et de la gestion du désherbage paraissait essentielle.

 

Leviers testés

 

Principaux résultats et enseignements

Les stratégies PBI mises en place sur les itinéraires « innovants » ont permis de maintenir les populations de psylle à des niveaux acceptables bien que leurs modalités diffèrent légèrement sur les deux années. En 2016, la stratégie repose sur un lâcher d’un parasitoïde de psylle dénommé Tamarixia upis puis sur un lâcher d’Anthocoris nemoralis. En 2017 Tamarixia upis n’est plus disponible, la stratégie combine alors un lâcher inondatif d’Anthocoris nemoralis et l’installation de plantes de services à savoir, Potentilla fructicosa

En terme de maîtrise des ravageurs, en situations de fortes infestations, un lâcher de parasitoïdes et d’Anthocoris nemoralis contient le développement du ravageur au moins aussi efficacement qu’une alternance de produits chimiques de synthèse. A fortiori, en situation de faible infestation, la stratégie PBI offre une régulation très intéressante. Par ailleurs, des larves de syrphes sont observées dans les deux itinéraires et des formes volantes à proximité des plantes-relais

En situation de forte infestation la suppression des traitements insecticides et la PBI s’accompagnent d’une réduction de 8% de la marge opérationnelle. Le poste protection des plantes représente le principal surcoût de production (+1274 €) et est lié principalement à l’achat du parasitoïde. En situation de faible infestation, la marge est réduite de 6% (qualité commerciale inférieure s’expliquant par un système d’arrosage par chariot moins adapté pour cette culture).

 

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Contributeurs

21/01/2020
Le Bars Jordan - ACTA
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