TECHNIQUE

Faire pâturer en hiver

Aboutie
Dernière modification : 29/01/2024
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Productions concernées

  • Cultures fourragères
  • Prairie
  • Ovin
  • Caprin
  • Bovin

Levier correspondant

Piloter la ressource alimentaire du cheptel

Crédit : INRAE

Description de la technique

Lorsque les conditions météo le permettent, le pâturage peut se prolonger vers l'hiver et ainsi limiter le recours aux fourrages conservés et la distribution de concentrés. Il peut s'agir de pâturage sur prairies mais également vergers, vignes, couverts végétaux, ou encore de céréales.

 

Ressources disponibles

Fiches et guides techniques

Mécanisme(s) d'action

Avec des hivers de plus en plus doux, la pousse de l'herbe se maintient de plus en plus en tard en saison (avec des valeurs alimentaires satisfaisantes lorsque la biomasse disponible en fin d'automne n'était pas trop importante), permettant une exploitation tardive.
Cela évite de gaspiller cette herbe hivernale et permet d'économiser les stocks.

Des essais ont montré que le pâturage hivernal par des brebis de parcelles destinées à des vaches le reste de l'année a amélioré la qualité floristique des prairies au printemps (les légumineuses peuvent notamment être favorisées par le passage d'ovins après les bovins en hiver qui vont pâturer plus ras les touffes de graminées restantes) (Innovations et nouvelles pratiques agroécologiques ; 2023 ; Brochure SoPerfect).

Condition(s) d'efficacité

Le chargement doit être adapté en fonction de la quantité d'herbe disponible et de l'état de portance des sols (notamment avec des bovins).
Le couvert peut perdre en qualité s'il gèle ou si des températures fraiches le font "stagner".

Limites(s)

Les deux principaux facteurs limitants sont la disponibilité en herbe et, surtout dans le cas des bovins, la portance des sols. Pratiqué dans de mauvaises conditions de portance, le pâturage hivernal peut dégrader les prairies.

Evaluation de la technique

Délai de mise en place Ce critère évalue le pas de temps nécessaire à l’agriculteur/agricultrice pour mettre en place cette technique. ​Ce délai comprend à la fois le temps de réflexion nécessaire en amont de sa mise en place, et le temps de travail technique. . . . . . . . . . . . . . . . 1 : Moins de 1 an . . . . . . . . . 2 : Entre 1 et 3 ans . . . . . . . . 3 : Plus de 3 ans . . . . . . . . .
Coût Ce critère évalue le coût à la charge de l’agriculteur/agricultrice (éventuelles subventions déduites) pour la mise en œuvre et l’entretien de cette technique. Il comprend le temps de travail et l’investissement (intrants, matériels, etc.). . . . . . . . . . . . 1 : Faible . . . . . . . . . . . . . . . 2 : Modéré . . . . . . . . . . . . . . 3 : Elevé . . . . . . . . . . . .
Délai d'effet Ce critère évalue le pas de temps nécessaire pour que la technique améliore la résilience de l’exploitation (économique, agronomique, sociale, etc.). . . . . . . . . . . . . 1 : Moins de 1 an . . . . . . . . . 2 : Entre 1 et 3 ans . . . . . . . . 3 : Plus de 3 ans . . . . . . . . .
Effet sur l'atténuation Ce critère évalue la capacité de la technique à contribuer à l’atténuation du changement climatique à l’échelle de l’exploitation.​ Cet effet peut être neutre ou positif. L’atténuation s’entend par une réduction significative des émissions de GES (en priorité protoxyde d’azote, méthane et dioxyde de carbone) et/ou une augmentation du stockage de carbone.


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Contributeurs

29/01/2024
Elsa Galiano - ACTA - Pantin (93500)
charge-mission - elsa.galiano@acta.asso.fr