TECHNIQUE

Implanter des dérobées fourragères

Aboutie
Dernière modification : 30/01/2024
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Productions concernés

  • Cultures fourragères
  • Ovin
  • Caprin
  • Bovin

Levier correspondant

Piloter la ressource alimentaire du cheptel

Crédit : INRAE

Description de la technique

Les cultures dérobées sont implantées entre deux cultures principales, et certaines espèces fourragères se prêtent bien à ces cycles de culture parfois courts. Les dérobées fourragères sont un moyen d'intensifier la production fourragère, et apportent les bénéfices agronomiques des couverts intermédiaires. Elles peuvent être intégrées de différentes manières dans la rotation :

  • Semées en fin d'été, les dérobées pourront être exploitées à l'automne ou au printemps suivant. Elles peuvent être pâturées ou récoltées selon les cas. Elles permettent d'avancer la mise à l'herbe et/ou de reconstituer les stocks suite à un déficit fourrager ponctuel. 

Exemples de dérobées d'automne, à semer en pur ou en mélange selon les cas : 
Ray-grass italien, colza fourrager, trèfle incarnat, vesce velue et vesce commune, avoine, triticale... 
Les méteils immatures peuvent être considérés comme des dérobées fourragères s'ils sont récoltés suffisamment tôt pour permettre l'implantation d'une culture de printemps par la suite.

  • Les dérobées d'été sont semées en fin de printemps ou début d'été puis sont pâturées ou fauchées pendant l'été et l'automne. Elles permettent de limiter la consommation estivale de fourrages stockés.

Exemple de dérobées d'été, à semer en pur ou en mélange selon les cas :

Sorgho fourrager, millet perlé fourrager, moha, ray-grass italien et trèfle (incarnat ou d'Alexandrie)...

 

Ressources disponibles

Fiches et guides techniques
METEIL - Guide des méteils en Auvergne-Rhône-Alpes
2022, Chambre d'agriculture Auvergne-Rhône-Alpes
METEIL - Le méteil fourrager
Chambre d'agriculture de Moselle
MOHA - Le moha
2015, PEREL
SORGHO - Le sorgho, une culture compétitive
2017, Chambre d'agriculture du Gers
Exemples de mise en oeuvre

Mécanisme(s) d'action

L'implantation de dérobées à différentes saisons permet de mieux répartir la production fourragère sur l'année. Les dérobées estivales sont un levier pour maintenir le pâturage en été, lorsque les prairies produisent moins. Les dérobées d'automne sécurisent le système en produisant sur des périodes généralement plus favorables.

Condition(s) d'efficacité

Pour les espèces de soudure/dérobées d'été, la décision du semis doit être prise en fonction des conditions hydriques sur le moment. L'implantation et la productivité de ces espèces sont conditionnées à l'occurence de précipitations estivales. C'est donc une stratégie potentiellement risquée, l'alimentation du cheptel ne doit pas dépendre de la production seule de ces dérobées. (Sécheresse : quelles stratégies d'adaptation mettre en place en fin de printemps ? ; 2022 ; ACLIMEL

Limites(s)

  • Pour les dérobées estivales, il y existe un risque d'échec de l'implantation en l'absence d'eau.
  • Au printemps, une récolte trop tardive des dérobées peut impacter négativement la culture suivante.

Evaluation de la technique

Délai de mise en place Ce critère évalue le pas de temps nécessaire à l’agriculteur/agricultrice pour mettre en place cette technique. ​Ce délai comprend à la fois le temps de réflexion nécessaire en amont de sa mise en place, et le temps de travail technique. . . . . . . . . . . . . . . . 1 : Moins de 1 an . . . . . . . . . 2 : Entre 1 et 3 ans . . . . . . . . 3 : Plus de 3 ans . . . . . . . . .
Coût Ce critère évalue le coût à la charge de l’agriculteur/agricultrice (éventuelles subventions déduites) pour la mise en œuvre et l’entretien de cette technique. Il comprend le temps de travail et l’investissement (intrants, matériels, etc.). . . . . . . . . . . . 1 : Faible . . . . . . . . . . . . . . . 2 : Modéré . . . . . . . . . . . . . . 3 : Elevé . . . . . . . . . . . .
Délai d'effet Ce critère évalue le pas de temps nécessaire pour que la technique améliore la résilience de l’exploitation (économique, agronomique, sociale, etc.). . . . . . . . . . . . . 1 : Moins de 1 an . . . . . . . . . 2 : Entre 1 et 3 ans . . . . . . . . 3 : Plus de 3 ans . . . . . . . . .
Effet sur l'atténuation Ce critère évalue la capacité de la technique à contribuer à l’atténuation du changement climatique à l’échelle de l’exploitation.​ Cet effet peut être neutre ou positif. L’atténuation s’entend par une réduction significative des émissions de GES (en priorité protoxyde d’azote, méthane et dioxyde de carbone) et/ou une augmentation du stockage de carbone.

Neutre

Le coût comprend les charges de travail du sol et l'achat de semences. Ce coût reste inférieur à celui d’achat de fourrages.

Technique(s) associée(s)

Implanter des cultures intermédiaires exportées Choisir des espèces adaptées au(x) stress hydrique et/ou thermique Choisir des variétés adaptées au(x) stress hydrique et/ou thermique (cultures annuelles)

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Contributeurs

30/01/2024
Elsa Galiano - ACTA - Pantin (93500)
charge-mission - elsa.galiano@acta.asso.fr