TECHNIQUE

Pratiquer l'agrivoltaïsme

Aboutie
Dernière modification : 29/01/2024
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Productions concernées

  • Cultures annuelles et pluriannuelles
  • Cultures pérennes
  • Céréales à paille
  • Grandes cultures légumineuses
  • Grandes cultures
  • Horticulture - Plante à parfum aromatique et médicinales
  • Cultures fourragères
  • Cultures légumières
  • Arboriculture et petits fruits
  • Vigne
  • Prairie
  • Ovin
  • Caprin
  • Porc
  • Bovin
  • Volaille

Levier correspondant

Produire sous ombrage ou sous abris

Crédit : INRAE

Description de la technique

L'agrivoltaïsme consiste à implanter des panneaux solaires au dessus des cultures en plein champ ou sous abris, ou au dessus des prairies pâturées. 
Les panneaux peuvent être fixes ou dynamiques, dans le second cas ils s'orientent automatiquement en fonction de divers paramètres abiotiques et agronomiques de la parcelle, on parle alors d'Agrivoltaïsme Dynamique (AVD).

Un label "Projet agrivoltaïque" permet désormais de mesurer la priorité et qualité agricole d'un projet de ce type. 

Ressources disponibles

Exemples de mise en oeuvre
Fiches et guides techniques

Mécanisme(s) d'action

L'ombre limite l'évapotranspiration et le stress thermique des cultures. Elle améliore le confort thermique des animaux. Les performances de résilience climatique des systèmes de production agrivoltaïques ont pu être mesurés par exemple en vigne, avec diminution de 20 à 30% de la transpiration de la culture (Favoriser l'ombrage au dessus des vignes ; VINEAS).
L'intérêt des panneaux ou ombrières dynamiques est de piloter plus finement l'ombrage apporté à la culture. Par exemple pour la culture de pivoines, des essais ont montré des économies de 20 à 30% d'eau grâce aux ombrières dynamiques (L'ombrage dynamique diminue la consommation d'eau des pivoines et augmente la qualité et le rendement associés ; 2022 ; ASTREDHOR).

Limites(s)

  • La fixité des panneaux et donc de l'ombrage pourrait poser problème dans le maintien ou l’augmentation des rendements, notamment en viticulture. De même en arboriculture, les performances des systèmes agrivoltaïques restent à vérifier sur diverses espèces sur plusieurs années. Les bénéfices climatiques apportés par le dispositif sont à mettre en regard de la diminution de rayonnement dû aux panneaux et donc d'une potentielle baisse de rendement. C'est ici que les panneaux à orientation automatisée trouvent leur intérêt.
  • Les panneaux photovolatïques et ombrières dynamiques impliquent une technologisation forte de ces systèmes et amplifient une limite inhérente à l'agrivoltaïsme : le coût de mise en place ainsi que la difficulté de recyclage des structures questionnent la durabilité de ces modèles.
  • En viticulture, la pratique de l’agrivoltaïsme n’est pas autorisée dans les cahiers des charges des appellations.
  • Pour le cas des serres photovoltaïques, une problématique d'hétérogénéité du rayonnement solaire peut limiter l'intérêt de ce modèle : des essais de peinture diffusante pour diminuer cette hétérogénéité ont été réalisés par Astredhor mais diminuent fortement le rayonnement global (Protection climatique des systèmes de cultures pour limiter les pertes par évapotranspiration et réduire l'irrigation ; 2022 ; ASTREDHOR).

Evaluation de la technique

Délai de mise en place Ce critère évalue le pas de temps nécessaire à l’agriculteur/agricultrice pour mettre en place cette technique. ​Ce délai comprend à la fois le temps de réflexion nécessaire en amont de sa mise en place, et le temps de travail technique. . . . . . . . . . . . . . . . 1 : Moins de 1 an . . . . . . . . . 2 : Entre 1 et 3 ans . . . . . . . . 3 : Plus de 3 ans . . . . . . . . .
Coût Ce critère évalue le coût à la charge de l’agriculteur/agricultrice (éventuelles subventions déduites) pour la mise en œuvre et l’entretien de cette technique. Il comprend le temps de travail et l’investissement (intrants, matériels, etc.). . . . . . . . . . . . 1 : Faible . . . . . . . . . . . . . . . 2 : Modéré . . . . . . . . . . . . . . 3 : Elevé . . . . . . . . . . . .
Délai d'effet Ce critère évalue le pas de temps nécessaire pour que la technique améliore la résilience de l’exploitation (économique, agronomique, sociale, etc.). . . . . . . . . . . . . 1 : Moins de 1 an . . . . . . . . . 2 : Entre 1 et 3 ans . . . . . . . . 3 : Plus de 3 ans . . . . . . . . .
Effet sur l'atténuation Ce critère évalue la capacité de la technique à contribuer à l’atténuation du changement climatique à l’échelle de l’exploitation.​ Cet effet peut être neutre ou positif. L’atténuation s’entend par une réduction significative des émissions de GES (en priorité protoxyde d’azote, méthane et dioxyde de carbone) et/ou une augmentation du stockage de carbone.
  • Pour les cultures pérennes, le délai de mise en place est variable selon si la culture est déjà en place ou non et nécessitera le montage d’un dossier.
  • L’effet sur l’atténuation reste à évaluer quant au coût nécessaire à la production, à l’entretien et à la fin de vie des panneaux photovoltaïques.


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Contributeurs

29/01/2024
Elsa Galiano - ACTA - Pantin (93500)
charge-mission - elsa.galiano@acta.asso.fr