TECHNIQUE

Cultiver des espèces peu exigeantes en eau

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1. Présentation


Caractérisation de la technique

Description de la technique :

Date de dernière modification: 28/11/2011

Contributeurs initiaux :

Marjorie Troussard CA 85 marjorie.troussard(at)vendee.chambagri.fr LA Roche sur Yon (85)
Grégory Véricel INRA gregory.vericel(at)toulouse.inra.fr Toulouse (31)
Rémy Ballot(at)grignon.inra.fr INRA remy.ballot(at)grignon.inra.fr Grignon (78)

INRA Lutte contre les courriers indésirables : Pour utiliser ces adresses, remplacer (at) par @

 

Privilégier des espèces intrinsèquement tolérantes au manque d'eau (tournesol, sorgho...) aux espèces présentant de fortes exigeances en eau aux périodes où sa disponibilité peut être limitée (maïs...). La tolérance au manque d'eau de ces espèces est liée à leur profil racinaire, permettant de valoriser l'eau disponible dans les horizons profonds du sol, et / ou à des mécanismes d'adaptation à la disponibilité en eau (réduction de la croissance végétative au profit du remplissage pour le tournesol ou ajustement osmotique pour le sorgho). Le cycle de la culture influe également sur sa vulnérabilité au stress hydrique : le choix de variétés précoces permet d'une part de réduire les besoins totaux en eau, et d'autre part d'esquiver en partie les périodes où la disponibilité en eau est moindre.


Exemple de mise en oeuvre :

L'introduction sur une partie de la sole irrigable de cultures tolérantes au déficit hydrique (tournesol, sorgho…) permet de sécuriser le volume d'eau disponible pour le maïs en situations restrictives, sans que le rendement de ces cultures ne soit trop pénalisé.



Période de mise en œuvre
Sur culture implantée

Le choix de l'espèce implantée est réalisé à léchelle de la culture mais il peut être dicté par un raisonnement à l'échelle de la rotation pour tenir compte du volume d'eau disponible pour l'irrigation.



Echelle spatiale de mise en œuvre
Parcelle
Exploitation

Le choix de l'espèce implantée est réalisé à l'échelle de la parcelle, mais il peut être dicté par un raisonnement à l'échelle de l'assolement pour tenir compte du volume d'eau disponible pour l'irrigation.



Application de la technique à...

Toutes les cultures : Sans objet
Tous les types de sols : Facilement généralisable

Le choix de cultures peu exigeantes en eau est particulièrement justifié dans le cas de sols à faible réserve utile.



Tous les contextes climatiques : Facilement généralisable

Le choix de cultures peu exigeantes en eau est particulièrement justifié dans le cas d'années à faible pluviométrie, mais qui ne peuvent être anticipées.



Réglementation



2. Services rendus par la technique



3. Effets sur la durabilité du système de culture


Critères "environnementaux"

Effet sur la qualité de l'air : En augmentation
émission GES : DIMINUTION

Effet sur la qualité de l'eau : Variable
N.P. : VARIABLE

Effet sur la consommation de ressources fossiles : En diminution
consommation d'énergie fossile : DIMINUTION

Autre : Pas d'effet (neutre)

Air : Le choix de cultures peu exigeantes en eau peut permettre de limiter les émissions de protoxyde d'azote dans le cas où il permet d'éviter ou de limiter l'irrigation. En revanche, l'effet de ces cultures est neutre par rapport à une culture exigeante en eau conduite en sec.

Eau : Le choix de cultures peu exigeantes en eau peut permettre de limiter le transfert de nitrate dans le cas où il permet d'éviter ou de limiter l'irrigation. De plus, si la tolérance des cultures au stress hydrique est liée à un système racinaire permettant une meilleure exploration du sol, on peut aboutir à un reliquat entrée hiver plus faible qu'après maïs par exemple. En revanche, l'effet de ces cultures est neutre par rapport à une culture exigeante en eau conduite en sec. Et si la tolérance au stress hydrique est liée à un cycle plus court, on peut aboutir à un reliquat entrée hiver plus élevé qu'après maïs.

Energie fossile : Le choix de cultures peu exigeantes en eau peut permettre de limiter la consommation de carburants liée aux apports d'eau dans le cas où il permet d'éviter ou de limiter l'irrigation En revanche, l'effet de ces cultures est neutre par rapport à une culture exigeante en eau conduite en sec. De plus, le sorgho ou le tournesol ne nécessitent pas de séchage. Enfin, les cultures citées comme tolérantes au stress hydrique sont également moins exigeantes en azote que le maïs ; la consommation indirecte d'énergie liée à la fabrication d'engrais azotés est donc réduite.




Critères "agronomiques"

Productivité : Variable

En situation non restrictive, le tournesol ou le sorgho présentent un potentiel de rendement moindre que le maïs, mais dans le cas de situations fortement restrictives, leur rendement n'est pas pénalisé est peut être supérieur à celui du maïs dans les mêmes conditions.



Fertilité du sol : Pas d'effet (neutre)


Stress hydrique : En diminution

L'introduction de cultures peu exigeantes en eau limite le risque de stress hydrique.



Biodiversité fonctionnelle : En augmentation

L'introduction de cultures peu exigeantes en eau (tournesol, sorgho…) dans des assolements dominés par le maïs permet d'accroître la biodiversité végétale domestique.




Critères "économiques"


Charges opérationnelles : En diminution

Le sorgho ou le tournesol impliquent des charges opérationnelles moins élevées que le maïs.



Charges de mécanisation : Variable

Si le choix de cultures peu exigeantes en eau permet d'éviter ou de limiter l'irrigation, il permet de réduire les charges de mécanisation qui y sont liées, en particulier si le matériel d'irrigation est amorti. En revanche, l'effet de ces cultures est neutre par rapport à une culture exigeante en eau conduite en sec.



Marge : Variable

En situation non restrictive, le maïs permet de dégager une meilleure marge que le tournesol ou le sorgho du fait d'un potentiel de rendement plus élevé. Mais dans le cas de situations fortement restrictives, le sorgho et le trounesol présentent un avantage par rapport au maïs.



Autres critères économiques : Variable

Consommation de carburant : variable

Si le choix de cultures peu exigeantes en eau permet de réduire ou de limiter l'irrigation, il permet de limiter la consommation de carburant qui y est liée (pompage…). En revanche, l'effet de ces cultures est neutre par rapport à une culture exigeante en eau conduite en sec.




Critères "sociaux"


Temps de travail : Variable

Si le choix de cultures peu exigeantes en eau permet de réduire ou de limiter l'irrigation, il permet de réduire le temps de travail qui y est lié. En revanche, l'effet de ces cultures est neutre par rapport à une culture exigeante en eau conduite en sec.



Temps d'observation : Pas d'effet (neutre)




4. Organismes favorisés ou défavorisés


Bioagresseurs favorisés

Organisme Impact de la technique Type Précisions

Bioagresseurs défavorisés

Organisme Impact de la technique Type Précisions

Auxiliaires favorisés

Organisme Impact de la technique Type Précisions

Auxiliaires défavorisés

Organisme Impact de la technique Type Précisions

Accidents climatiques et physiologiques favorisés

Organisme Impact de la technique Précisions

Accidents climatiques et physiologiques défavorisés

Organisme Impact de la technique Précisions


5. Pour en savoir plus

Un rapport d'expertise de l'INRA pour devenir moins vulnérable au manque d'eau
Gloria C.
Réussir grandes cultures, Article de presse, 2007
Irrigation - Le maïs plus productif que le sorgho en situations modérément restrictives
Deumier J.M., Lacroix B., Marsac S., Bouthier A., Mangin M. (Arvalis)
Perspectives agricoles n°380, p60-61, Article de presse, 2011
Quelle place pour le sorgho en système irrigué ?
Lafeuille B.
La France agricole n°3353, p66-67, Article de presse, 2010
Pourquoi irriguer le tournesol, une culture réputée tolérante à la sécheresse ?
Champolivier L., Merrien A. (Cetiom), Debaeke P. (INRA)
Innovations agronomiques n°14, p151-164, Article de revue avec comité, 2010
Le sorgho veut tirer son épingle du jeu
Gloria C.
Réussir grandes cultures, Article de presse, 2005
Sécheresse et agriculture - Réduire la vulnérabilité de l'agriculture à un risque accru de manque d'eau
Amigues J.P., Debaeke P., Itier B., Lemaire G., Seguin B., Tardieu F., Thomas A. (INRA)
2006
Expertise scientifique collective (synthèse)
Irrigation - Economiser l'eau sans assécher le résultat
La France agricole n°3396, Article de presse, 2011

6. Mots clés


Méthode de contrôle des bioagresseurs :
Mode d'action :
Type de stratégie vis-à-vis de l'utilisation de pesticides :
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