EXEMPLE DE MISE EN OEUVRE

Rotation de cultures fleurs coupées hors sol et sous abris


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Dernière modification : 17/01/2020
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Crédit photo : CREAT

 

Ce système correspond à un essai mené sur le site de la station expérimentale du CREAT de 2012 à 2017, dans le cadre du projet HORTIFLOR. Ce projet porte sur la mise au point d'itinéraires culturaux innovants pour réduire l'utilisation de produits phytosanitaires en production de fleurs coupées sous abri.

La culture de fleurettes de types anémones et renoncules est menée en effectuant une plantation fin août, et une récolte s’étalant de novembre à mars. Dans le but d’optimiser le coût d’une culture en bac hors sol, ce cycle hivernal est mené en alternance avec une culture estivale (limonium, lisianthus). L’indice de fréquence des traitements de ce cycle de culture en système traditionnel est proche de 30. La lutte contre l’oïdium reste la priorité pour les cultures hivernales, alors que le contrôle des thrips en culture d’été dépend trop largement de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques. L‘objectif du projet étant une baisse de 50 % des IFT dans ce système de rotation.

Leviers testés

 

Principaux résultats et enseignements

La surveillance (monitoring) de l'état sanitaire des cultures et des populations de ravageurs/auxillaires (observations régulières, piégeage...) est essentielle à la réussite de la PBI. Dès le dépassement d’un seuil de nuisibilité, les produits alternatifs ne permettent plus un contrôle efficace.

La combinaison des différents leviers a permis une maitrise générale des bioagresseurs et notamment le thrips par les auxilliaires N. cucumeris. Si les résultats sur les cultures hivernales (renoncule, anémones) sont très satisfaisants, en revanche sur les cultures estivales le contrôle s’avère encore insuffisant

L’emploi de la PBI sur le premier cycle de culture annuel (2012-2013) permet déjà une baisse d’au moins 50 % de l'IFT.  C'est notamment l’emploi de biostimulants qui permet une baisse significative des traitements, notamment contre l’oïdium.

On note un maintien de la qualité des fleurs récoltées mais également du rendement. 

Du point de vue économique, la mise en place des principaux leviers que sont les lâchers d‘ auxiliaires et l’emploi de produits alternatifs n'affecte pas la marge du producteur. Le coût est proche, voir inférieur, à celui d'une lutte tout chimique.

 

-> PLUS D'INFOS DANS LA FICHE SYSTÈME DE CULTURE EXPE

 

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Contributeurs

17/01/2020
Le Bars Jordan - ACTA
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