TECHNIQUE

Intégrer des prairies multi-espèces à la rotation

Aboutie
Dernière modification : 29/01/2024
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Productions concernés

  • Cultures fourragères
  • Prairie
  • Ovin
  • Caprin
  • Bovin

Levier correspondant

Piloter la ressource alimentaire du cheptel

Crédit : INRAE

Description de la technique

Les prairies multi-espèces sont composées d'une diversité d'espèces prairiales.

Ressources disponibles

Mécanisme(s) d'action

Au niveau du système de polyculture-élevage, les prairies multi espèces permettent, du fait de leur diversité intraparcellaire, d'atténuer les variations de production au sein de la parcelle (notamment les risques d’un aléa de printemps), et donc un étalement des pics de production. L'introduction de légumineuses dans la prairie multi-espèces permet également de diminuer le fertilisation organique et minérale par rapport à une prairie de graminées pure.

Intégrées dans une rotation, les prairies multi-espèces permettent, par rapport à des cultures annuelles :

  • Un enrichissement du sol en matière organique et donc des bénéfices associés.
  • Une diminution de l'érosion. 

Dans les systèmes en grandes cultures, des prairies multiespèces peuvent être intégrées dans la rotation dans le cadre de coopérations territoriales entre céréalier·ères et éleveur·ses.

Condition(s) d'efficacité

Il est important de choisir des espèces adaptées au contexte pédo-climatique local et à l'utilisation visée. On pourra choisir des espèces adaptées aux stress hydrique et thermique et/ou avec une bonne souplesse d'exploitation au printemps (dans les cas où des difficultés se posent fréquemment pour récolter au bon stade) et/ou avec un maintien de la qualité si on souhaite pratiquer le report sur pied...
Il est essentiel de composer le mélange en tenant compte du comportement de chaque espèce dans un mélange.

Evaluation de la technique

Délai de mise en place Ce critère évalue le pas de temps nécessaire à l’agriculteur/agricultrice pour mettre en place cette technique. ​Ce délai comprend à la fois le temps de réflexion nécessaire en amont de sa mise en place, et le temps de travail technique. . . . . . . . . . . . . . . . 1 : Moins de 1 an . . . . . . . . . 2 : Entre 1 et 3 ans . . . . . . . . 3 : Plus de 3 ans . . . . . . . . .
Coût Ce critère évalue le coût à la charge de l’agriculteur/agricultrice (éventuelles subventions déduites) pour la mise en œuvre et l’entretien de cette technique. Il comprend le temps de travail et l’investissement (intrants, matériels, etc.). . . . . . . . . . . . 1 : Faible . . . . . . . . . . . . . . . 2 : Modéré . . . . . . . . . . . . . . 3 : Elevé . . . . . . . . . . . .
Délai d'effet Ce critère évalue le pas de temps nécessaire pour que la technique améliore la résilience de l’exploitation (économique, agronomique, sociale, etc.). . . . . . . . . . . . . 1 : Moins de 1 an . . . . . . . . . 2 : Entre 1 et 3 ans . . . . . . . . 3 : Plus de 3 ans . . . . . . . . .
Effet sur l'atténuation Ce critère évalue la capacité de la technique à contribuer à l’atténuation du changement climatique à l’échelle de l’exploitation.​ Cet effet peut être neutre ou positif. L’atténuation s’entend par une réduction significative des émissions de GES (en priorité protoxyde d’azote, méthane et dioxyde de carbone) et/ou une augmentation du stockage de carbone.

Neutre

Le délai de mise en place varie en fonction de la rotation initiale.


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Contributeurs

29/01/2024
Elsa Galiano - ACTA - Pantin (93500)
charge-mission - elsa.galiano@acta.asso.fr