TECHNIQUE

Lutter contre les ravageurs avec les plantes de services en viticulture


Couvert végétal dans l'inter-rangs de vigne

Crédit : Massol T.

1. Présentation


Caractérisation de la technique

Description de la technique :

Afin de lutter contre la nuisibilité des ravageurs sur les cultures, l’installation de plantes de services peut permettre de réguler directement ou indirectement les attaques d’insectes et d’animaux en les repoussant, les attirant ou en les détournant.

On désigne par plantes de services les espèces implantées avant ou pendant une culture principale, dans la parcelle ou à proximité et qui sont destinées à fournir un ou plusieurs avantages (services écosystémiques) à la culture en place ou aux suivantes dans la rotation. Au-delà de lutter contre les ravageurs, les plantes de services peuvent également réguler d’autres bioagresseurs (adventices et maladies), le climat (stockage du carbone), améliorer la structure et la stabilité du sol ou le cycle des éléments nutritifs. Eventuellement, la biomasse produite peut être utilisée pour la fourniture d’aliments ou de combustibles. Elles n’ont toutefois pas une finalité productive, les services d’approvisionnement n’y sont pas recherchés en priorité.

 

Principe :

La mise en place de plantes de services permet de réguler les populations de ravageurs au sein de la zone cultivée par plusieurs mécanismes.

  • L’action directe consiste à implanter des plantes de services qui auront un effet sur le ravageur en lui-même, en l’attirant ou le repoussant ou en l’affectant négativement. Elle peut être exprimée par plusieurs types de plantes :
    • Les plantes allélopathiques : Elles ont la capacité de produire des substances biochimiques toxiques sur d’autres êtres vivants comme les prédateurs. Ex. le tagète minuta, la vesce velue, l’avoine, la luzerne, le sainfoin, le trèfle violet, le lupin blanc et le lotier corniculé ont un effet nématicide sur les nématodes vecteurs du court-noué (Laveau et al., 2020).

    • Les plantes pièges ou attractives : Elles vont attirer le bioagresseur pour le détourner de la culture. Les plantes pièges seront détruites pour réduire les populations de ravageurs présentes sur la parcelle. Ex. la tanaisie (Tanacetum vulgare) permettrait de détourner les femelles d’Eudémis de la vigne (Gabel et al., 2012) ; le tagète minuta, la vesce velue, l’avoine, la luzerne, le sainfoin, le trèfle violet, le lupin blanc et le lotier corniculé seraient aussi de bonnes plantes pièges efficaces contre les nématodes vecteurs du court-noué.

  • L’action indirecte consiste à implanter des espèces de plantes qui auront un effet sur les auxiliaires (= insectes utiles) qui régulent les populations de ravageurs en les consommant ou les parasitant, en favorisant leurs habitats (fourniture de gîte et de couvert) :

    • Les plantes relais ou réservoirs : Elles permettent la reproduction des auxiliaires dans le but de les garder plus longtemps et leur servent de garde-manger. Ex. Le rosier associé à la vigne permet à l’auxiliaire Anagrus atomus (parasitoïde de la cicadelle verte Empoasca vitis) de passer l‘hiver dans la parcelle (Sorgniard et Delanoue, 2019).  Elles peuvent également servir à abriter des proies alternatives aux auxiliaires en l’absence du bioagresseur concerné sur la vigne.

    • Les plantes à pollen (anémophile) : Elles permettent la fourniture de pollen aux auxiliaires. Ex. La sorbaire à feuilles de sorbier permet le maintien des populations d’acariens prédateurs pour lutter contre les acariens phytophages.

    • Les plantes nectarifères : Elles permettent de fournir du nectar aux auxiliaires qui s’en nourrissent. Ex : Elles permettent aux micro-hyménoptères parasitoïdes des tordeuses de rester sur la parcelle, la vigne ne produisant pas de nectar.

Conditions de réussite :

Les plantes de services doivent permettre de lutter contre les ravageurs présents tout en limitant la compétition avec la vigne et les pertes de rendements associées

Il est important de bien cibler le (ou les) ravageurs à réguler ou les auxiliaires à favoriser. La base de connaissances ABAA recensant les Auxiliaires, les BioAgresseurs ainsi que les Accidents physiologiques et climatiques permet d’aider à les identifier et les caractériser.

Le choix des espèces à implanter à l’intérieur, en bordure des parcelles ou dans la rotation doit être raisonné en fonction de l’axe hôte/auxiliaire/ravageur. Il doit également intégrer les caractéristiques locales de sol, de climat, voire de microclimat, pour s’assurer que les plantes semées s’implantent. Enfin, il est conseillé de fournir un couvert diversifié. Cela a plusieurs intérêts :

  • Augmenter la probabilité d’une implantation d’au moins une partie des plantes semées,
  • Augmenter la pérennité du couvert,
  • Etaler la floraison, pour les plantes à pollen ou nectarifères, afin d’assurer une fourniture continue de la ressource alimentaire aux auxiliaires,
  • Attirer une plus grande diversité d’auxiliaire,
  • Permettre au couvert de cumuler les services (ex: intégration de légumineuses pour la fixation d’azote, de crucifères pour la structuration du sol...)

Précision sur la technique :

Plusieurs techniques possibles peuvent être mises en place avec des plantes de services pour lutter contre les ravageurs comme :

  • Les associations de cultures. Il est possible d’alterner 7 rangs de vignes pour 2 rangs de rosiers à parfum de variété Parfum de Honfleur et Sweet love plantés à l’automne pour lutter contre la cicadelle verte. Une fiche DEPHY Système de culture expe est dédiée à cette technique. L’implantation de rosiers nécessite un entretien régulier (Lafond, 2018).

  • Un autre type d’association composé de couverts végétaux (enherbement, engrais verts) multi-espèces en inter-rangs ou un inter-rang sur deux permet de favoriser la biodiversité. Ce couvert peut être composé de crucifères (moutarde blanche, colza fourrager), de légumineuses (vesce velue, vesce pourpre, trèfle incarnat, trèfle d’Alexandrie), d’hydrophyllacée (phacélie), de graminées (trèfle, avoine) par exemple. Certaines coccinelles contribuent à réguler les cochenilles et les pucerons également. Certaines espèces de punaises myrides ou anthrocorides régulent les populations de cicadelles. Ces couverts sont détruits par roulage broyage ou fauchage. Dès lors, d’autres aménagements prendront le relais pour héberger les auxiliaires tels que les enherbements naturels. Fernandez-Mena et al (2021) présentent dans leur article la diversité spatiale et temporelle de la stratégie de gestion des plantes de services dans les vignobles.

  • Les couverts végétaux d’interculture avec des plantes nématicides. Il est possible d’implanter des plantes « nématicides » qui sont semées en jachère afin de diminuer les populations de nématodes Xiphinema index et Xiphinema diversicaudatum (vecteurs des virus GFLV et ArMV respectivement) induisant la maladie virale du court-noué (voir la fiche Réguler les maladies avec les plantes de services en viticulture). Des travaux ont montré que le tagète minuta, la vesce velue, l’avoine, la luzerne, le sainfoin, le trèfle violet, le lupin blanc et le lotier corniculé exsudent des composés nématicides. Le sainfoin ainsi que le lotier corniculé peuvent toutefois occasionner des difficultés d’implantation.

  • Les bandes fleuries dans ou à proximité de la parcelle offrent gite et nourriture et permettent un meilleur déplacement aux auxiliaires. Elles vont favoriser une diversité d’auxiliaires grâce au pollen et au nectar. Des espèces adaptées aux conditions locales qui fleurissent une grande partie de l’année sont à favoriser (Varray et Le Roux, 2012).

Les IAE telles que les haies sont considérées comme des réservoirs à auxiliaires.

 

Quelques actions, projets, programmes :

le projet VitiPPAM (Etude de l’association de plantes à Parfum, Aromatiques et Médicinales dans une parcelle de vigne) a mené des expérimentations sur l’utilisation des auxiliaires pour lutter contre la cicadelle verte.

Le projet DIVERVITI (Diversifier les agro-écosystèmes pour réduire les intrants) intègre d’autres espèces végétales dans les systèmes afin de favoriser les équilibres parcellaires au niveau du sol et les régulations biologiques.

Le projet Salsa (Systèmes viticoles Agroécologiques mobilisant la résistance variétale et les régulations naturelles) étudie la régulation naturelle des ravageurs avec les auxiliaires.



Période de mise en œuvre
Pendant l'interculture
Sur culture implantée
A l'implantation

Pendant l’interculture, les plantes de services « nématicides » peuvent permettre de réduire les populations de nématodes vecteurs de la maladie du court-noué.

L'implantation est une période clé pour raisonner la mise en place ultérieure de plantes de services, notamment par le choix d'un matériel végétal vigoureux, tolérant la concurrence d'un couvert, et en raisonnant l’implantation de la vigne de manière à anticiper la présence d’une culture associée (en élargissant certains inter-rang, par exemple). Les plantes de services peuvent  aussi être implantées avec la vigne déjà en place ou ou en bordure de parcelle.



Echelle spatiale de mise en œuvre
Parcelle
Exploitation
Territoire

La démarche commence à la parcelle et va jusqu’à l’échelle du territoire avec l’implantation de bandes fleuries afin de réguler des populations de bioagresseurs. Des raisonnements à l’échelle du paysage, en associant les autres usagers de l’espace (viticulteurs, autres agriculteurs, collectivités locales, etc.) peuvent permettre d’aller encore plus loin.



Application de la technique à...

Toutes les cultures : Généralisation parfois délicate

Certaines techniques sont généralisables à plusieurs cultures si les ravageurs ciblés ou les auxiliaires à favoriser sont les mêmes. A noter que si les plantes et les auxiliaires visés sont différents, le raisonnement est lui tout à fait généralisable.



Tous les types de sols : Généralisation parfois délicate

Le levier est applicable pour tous les types de sols. Suivant les conditions pédologiques et le matériel végétal, on peut adapter l’enherbement en modulant la surface enherbée, de chaque inter-rang par exemple à un rang sur deux afin d’éviter les stress hydriques, ainsi que la date de destruction.



Tous les contextes climatiques : Généralisation parfois délicate
Continental
Océanique
Méditerranéen

L’effet des leviers sur les ravageurs varie en fonction du climat. Le choix et la gestion des plantes de services nécessite de prendre en compte les risques de gelées et de sécheresses selon le contexte climatique régional. Le couvert aura un effet « protecteur » s’il produit une forte biomasse, passe au-dessus de la vigne et est présent sur tous les inter-rangs. L’enherbement doit être maîtrisé avant la période de gel. Il faut donc surveiller les fenêtres d’intervention dès le mois de janvier (ATV 49, 2020).



Réglementation

Concernant la réglementation liée à la directive nitrates, référez-vous à la Draaf de votre région

Certaines exigences réglementaires sont à respecter dans le cadre des cahiers des charges AOP et IGP. Dans le cas des vignes associées aux rosiers, le cahier des charges Touraine-Amboise mentionne un nombre de pieds/ha. Les exploitations devront se conformer aux exigences du cahier des charges du label Hautes Valeurs Environnementales en 2030.

Il existe un guide de l’agroécologie en viticulture (IFV-INAO) qui fournit des informations techniques aux vignerons qui souhaitent faire évoluer leur démarche agroenvironnementale.

Dans le cas de cultures associées, il existe un vide juridique sur la manière de traiter une parcelle produisant plusieurs cultures, en particulier si elles ne sont pas exploitées par le même agriculteur. 




2. Services rendus par la technique


Gestion des ravageurs

Gestion des auxiliaires ennemis des bioagresseurs


3. Effets sur la durabilité du système de culture


Critères "environnementaux"

Effet sur la qualité de l'air : En augmentation

Par rapport à un sol nu, une tendance à la diminution des insecticides voire la suppression peut être observée avec les plantes de services mais il faut garder à l’esprit que les intensités d’attaques des ravageurs varient d’une année à l’autre.



Effet sur la qualité de l'eau : En augmentation

Les plantes de services peuvent permettre de diminuer l’application d'insecticides et d'autres produits phytosanitaires. Elles permettent aussi de diminuer l’utilisation d'engrais et limiter le transfert des produits phytosanitaires ainsi que le lessivage/la lixiviation des éléments nutritifs vers les nappes d’eau souterraines en hiver par les pluies.



Effet sur la consommation de ressources fossiles : Variable

Ce critère dépend de la technique (culture associée, en interculture, implantée dans la parcelle ou en bordure), de sa conduite et du nombre de passages dans la parcelle (travail du sol, implantation, entretien, destruction) par rapport aux passages de produits phytosanitaires. Pour permettre l’établissement d’équilibres biologiques stables, il est conseillé de laisser les couverts évoluer naturellement, ce qui tend à limiter les interventions.



Contribution au stockage de carbone dans les sols : En augmentation

Les plantes de services (couverts végétaux et leurs repousses) permettent de stocker du carbone et donc de limiter les emissions de gaz à effet de serre vers l'atmosphère (Faihy, 2021).




Critères "agronomiques"

Productivité : Variable

Par rapport à un sol nu, l’installation de plantes de services dans le vignoble induit un risque de perte de rendement corrélé à la diminution de la vigueur de la vigne mais ce risque dépend des techniques de pilotage. Les rendements dépendent de nombreux facteurs comme la composition du couvert végétal implanté et de la façon de le gérer. Par exemple les couverts végétaux hivernaux ne sont pas du tout concurrentiels car sont détruits avant les pics de besoins de la vigne (floraison) et induisent des restitutions en matière organique et en éléments nutritifs.

Un nombre de grappes par souche et/ou un poids moyen par grappe inférieur peut être constaté. En outre, la vigne s’adapte et l’impact d’un couvert végétal sur la vigueur et le rendement est moins marqué après 4 ou 5 années d’implantation.



Qualité de la production : Variable

La réduction de la vigueur et la baisse de rendements entrainent une augmentation du potentiel qualitatif de la vendange et une amélioration des qualités organoleptiques des vins : augmentation du degré alcoolique, baisse de l’acidité, amélioration du potentiel polyphénolique. Toutefois, l’enherbement influence la composition du moût selon les régions.

Incidence de l’enherbement permanent sur la composition analytique du moût (ITV France, 2002)

 

L’IFV Sud-Ouest a montré sur cépage Colombard que l’enherbement pouvait diminuer la teneur en thiol variétaux lié à la carence azotée du moût qui peut compromettre le potentiel aromatique du vin.

Le broyage puis l’enfouissement d’un couvert ayant un effet engrais vert permet d’augmenter la vigueur de la vigne de 30% ainsi que le taux de débourrement par rapport à un enherbement naturel. Un mulch à la suite du roulage a aussi un impact positif sur la vigueur du bois de la vigne. D’un point de vu des paramètres œnologiques, un roulage puis un mulch ont une incidence positive sur la teneur en azote des baies. Poni et al (2018) abordent les principaux facteurs environnementaux affectant la qualité du vin et du raisin de table dans leur article.



Fertilité du sol : En augmentation

Les plantes de services sur les parcelles viticoles améliorent les composantes physiques (diminution du ruissellement, de la battance et de l’érosion), chimiques (amélioration de la disponibilité des éléments nutritifs, diminution de la lixiviation) et biologiques (amélioration de la vie du sol et de la teneur en matière organique) de la fertilité du sol.



Stress hydrique : En augmentation

Selon le type de sol, les conditions climatiques et la nature des espèces implantées, les plantes de services peuvent induire une concurrence hydrique au vignoble. Si celle-ci est constatée visuellement de manière préoccupante, le passage d'un défanant léger peut être envisagé.

Pour en savoir plus, consultez l'article scientifique et la brochure technique de Celette et Gary sur l'enherbement et la gestion du stress hydro-azoté.



Biodiversité fonctionnelle : En augmentation

Par rapport à un sol nu, les plantes de services permettent d'apporter abri et nourriture aux animaux sauvages (oiseaux, petit gibier, ...), auxiliaires ennemis des ravageurs, pollinisateurs ainsi qu'aux organismes du sol (biomasse microbienne, vers de terre, ...).

Le groupe Ecophyto de la Chambre d'agriculture du Tarn a réalisé une vidéo sur la vie dans les couverts végataux en vigne.




Critères "économiques"


Charges opérationnelles : Variable

L’investissement est moyen par rapports aux méthodes chimiques avec insecticides car les plantes de services peuvent permettre d'en éviter mais des charges supplémentaires sont à prendre en compte pour le semis (achat de semences) et l’entretien (tonte, destruction) du couvert. En outre, les semences fermières ont un coût modéré vis-à-vis des mélanges semenciers, en général peu adaptés à l’objectif. Il faut souvent faire soi-même ses mélanges ou les commander spécialement, ce qui augmente les couts.  

Il est possible d’estimer le coût de la pratique incluant la main d’œuvre, le coût de la traction, l'amortissement du semoir et les semences avec le logiciel Viticout®.



Charges de mécanisation : En augmentation

La mise en place de plantes de services peut nécessiter l’investissement dans du nouveau matériel (semoir, tondeuse, matériel de désherbage mécanique, ...) pouvant aller de 2500€ à 13500€ et peut parfois nécessiter l’achat d’un tracteur plus puissant pour entrainer le matériel. Certains viticulteurs auto-construisent leur matériel adapté aux passages dans leurs vignobles ce qui limite fortement les coûts.

Toutefois, une stratégie consistant à implanter un couvert et à le faire durer sera au final moins couteuse qu'un sol nu, demandant des passages réguliers. 



Marge : En augmentation

Les plantes de services peuvent être valorisées de différentes manières :

  • Distillation de la rose pour extraction du parfum,
  • L’insertion de ruches aux abords de la parcelle contenant des couverts fleuris favorisant les auxiliaires mais aussi les pollinisateurs permettent de faire du miel et peut être une activité complémentaire.
  • Récolte des plantes aromatiques pour production d’huiles essentielles

La valorisation n'est toutefois pas leur objectif premier.




Critères "sociaux"


Temps de travail : Variable

Les temps de travaux liés aux nombre de passages (préparation du sol, semis, entretien, destruction) sont plus importants qu'aux passages chimiques.

Toutefois, le temps de travail ne sera pas forcément augmenté si le système est conçu dès l'implantation pour supporter la concurrence, et que la stratégie consiste à laisser les couverts s'équilibrer.



Effet sur la santé de l'agriculteur : En augmentation

Par diminution de l’usage d’insecticides et de produits phytosanitaires dans leur ensemble.



Entretien du paysage : En augmentation

Les plantes de services contribuent à améliorer les paysages viticoles et permet de communiquer positivement.





4. Organismes favorisés ou défavorisés


Bioagresseurs favorisés

Organisme Impact de la technique Type Précisions

Bioagresseurs défavorisés

Organisme Impact de la technique Type Précisions
Cochenilles MOYENNE ravageur, prédateur ou parasite Population réduite par les coccinelles, les chrysopes
Thrips MOYENNE ravageur, prédateur ou parasite Population réduite par les coccinelles
Tordeuses MOYENNE ravageur, prédateur ou parasite Population réduite par les hyménoptères parasitoïdes et les prédateurs généralistes
acarien MOYENNE ravageur, prédateur ou parasite Population réduite par les coccinelles, les chrysopes, les acariens prédateurs
adventices MOYENNE adventices Défavorisées par un effet de compétition ou allélopathique
cicadelle verte de la vigne (Empoasca vitis) MOYENNE ravageur, prédateur ou parasite Population réduite par les hyménoptères parasitoïdes et les prédateurs généralistes

Auxiliaires favorisés

Organisme Impact de la technique Type Précisions
Araignées MOYENNE Ennemis naturels des bioagresseurs
Carabes prédateurs et granivores MOYENNE Ennemis naturels des bioagresseurs
Chrysopes et hémérobes MOYENNE Ennemis naturels des bioagresseurs
Coccinelles MOYENNE Ennemis naturels des bioagresseurs
Parasitoïdes de cicadelles MOYENNE Ennemis naturels des bioagresseurs
Pollinisateurs MOYENNE Pollinisateurs
Staphylins MOYENNE Ennemis naturels des bioagresseurs
Syrphes prédatrices MOYENNE Ennemis naturels des bioagresseurs

Auxiliaires défavorisés

Organisme Impact de la technique Type Précisions

Accidents climatiques et physiologiques favorisés

Organisme Impact de la technique Précisions
Gel MOYENNE Un couvert haut peut en cas de gel surélever la couche d’air froid et entrainer une augmentation des dégâts. S’il est plus haut que la vigne, il peut à contrario jouer un rôle protecteur.

Accidents climatiques et physiologiques défavorisés

Organisme Impact de la technique Précisions


5. Pour en savoir plus

Maille E.
AgrobioPerigord, Brochure technique, 2017
Garcia L., Celette F., Gary C., Ripoche A., Valdes-Gomez H., Metay A.
Elsevier, Article de revue avec comité, 2018
Leveque O.
Mon-viti, Site Internet, 2014
Lafond D.
GECO, Brochure technique, 2019
Lafond D., Delanoue G., Dutruel L., Fortin E., Gilet G., Sorgniard D.
Innovations Agronomiques, Article de revue avec comité, 2018
Chambre d’agriculture Pays de la Loire
Brochure technique, 2012
Groupe Ecophyto
Chambre d'Agriculture du Tarn, Multimédia, 2019

6. Mots clés


Méthode de contrôle des bioagresseurs : Lutte biologique
Mode d'action : Atténuation
Type de stratégie vis-à-vis de l'utilisation de pesticides : Reconception
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Contributeurs

20/04/2021
Marie Hedan - ACTA - Paris (75012)
charge-mission - marie.hedan@acta.asso.fr

29/03/2021
LAFOND David - IFV - ANGERS
ingenieur - david.lafond@vignevin.com